A chacun son don

Servir en sa propre génération : c’est ce que le Seigneur appelle chacun de nous à faire.

“Suivant que chacun de vous a reçu quelque don de grâce, employez-le les uns pour les autres, en bons dispensateurs de la grâce variée de Dieu” (1 Pierre 4. 10).

“Je dis à chacun de ceux qui sont parmi vous de ne pas avoir une haute pensée de lui-même, au-dessus de celle qu’il convient d’avoir, mais de penser de manière à avoir de saines pensées, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun… Mais puisque nous avons des dons de grâce différents, selon la grâce qui nous a été donnée – est-ce la prophétie? prophétisons selon la proportion de la foi; le service? soyons occupés du service…” (Romains 12. 3-7).

Écoutons les exhortations de ces deux apôtres, en réalisant que chacun de nous est concerné. Est-ce que je m’acquitte de la charge que Dieu m’a confiée ? D’un côté, il y a la souveraineté du Maître qui confie à chacun un ou plusieurs “talents” à faire fructifier pour lui. Il le fait “selon la mesure de foi” qu’il a donnée à chacun. De l’autre, il y a la responsabilité du serviteur qui doit s’acquitter de cette charge qui lui a été confiée, comme nous le montre la parabole. Ainsi, soyons “occupés du service” qui nous a été confié, “selon la proportion de la foi”: n’allons pas au-delà de notre mesure, mais ne restons pas non plus en deçà.
Gardons-nous de toute fausse humilité qui nous ferait dire: Je ne suis pas capable. C’est le Maître qui donne à chacun selon sa propre capacité; Paul disait: “Non pas que nous soyons capables par nous-mêmes de penser quelque chose comme venant de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu” (2 Corinthiens 3. 5). Le mauvais esclave est celui qui n’a pas utilisé le talent donné par son Maître. Prenons garde de ne pas négliger ce qui nous a été confié. “Prends garde au service que tu as reçu dans le Seigneur, afin que tu l’accomplisses”, disait Paul à Archippe (Colossiens 4. 17). Ne suivons pas l’exemple de Moïse qui s’engage hardiment à défendre son peuple, alors que l’Éternel ne l’a pas envoyé (Exode 2); ne l’imitons pas non plus lorsque, sous prétexte de faiblesse et d’incapacité, il refuse d’aller quand Dieu l’envoie. Il dit: “J’ai la bouche pesante”. Mais Dieu lui répond: “Qui est-ce qui a donné une bouche à l’homme? … Va, et je serai avec ta bouche”. Et lorsqu’il veut se défausser sur d’autres pour ce service, il suscite alors “la colère de l’Éternel” (4. 1-14). Que nous puissions rester dans la juste mesure que Dieu a donnée à chacun!
Texte tiré de « Le Seigneur est proche » (06/17)