Quand la foi remplace l’addiction

Il y a une vingtaine d’années, j’étais aux prises avec de violentes migraines qui avait un impact fort sur mon moral. Je souffrais d’un état dépressif
lié à cette souffrance physique. Pour y remédier, le docteur m’avait prescrit un traitement lourd à base d’antidépresseurs et de neuroleptiques.
En 2011, j’ai la joie de partir en voyage à Budapest pour un séjour de 5 jours. Bien entendu, je garnis ma valise des médicaments pour chaque jour et je prends mon vol en toute sérénité. Arrivée à l’aéroport, on m’annonce que ma valise a été égarée. Surgissent des pensées d’effroi et d’angoisse. Je me retrouve en état de survie: « Comment  vais-je faire sans mes médicaments pendant 5 jours? Comment trouver des médicaments qui vont me soulager? Comment vais-je m’habiller ici alors qu’il neige?  » Ce voyage, envisagé comme un merveilleux moment en amoureux, tournait radicalement au cauchemard ! Dès la première nuit, d’horribles crises d’angoisse m’ont assailli avec des manifestations physiques du manque de médicaments. Une véritable horreur qui a duré tout le temps du séjour en Hongrie.
De retour à Nice, ma valise reste introuvable. C’est alors que je décide d’en parler avec le Seigneur.
Dès l’enfance, j’ai connu l’existence de Dieu, sans vraiment avoir de relation personnelle avec Lui. Il m’a fallu attendre mes 27 ans pour faire une réelle rencontre avec Jésus. Ma foi a alors connu des hauts et des bas.  Mais là, en 2011, je sais qu’il faut faire un pas de foi et je n’ai aucune idée de la forme que cela doit prendre.  Mes questions tournent en boucle:  » Pourquoi toute cette souffrance? Que faire pour la suite ? Dieu, seul toi peux trouver la solution, alors laquelle? Quand tout cela va-t-il s’arrêter? »
Un sevrage radical et efficace.
Devant l’urgence de la situation, je rencontre rapidement mon médecin traitant. Son point de vue est tout à fait inattendu: ce sevrage brutal peut être une occasion pour moi de faire un sevrage définitif de tous les médicaments pris depuis tant d’années. Tout d’abord, je ris intérieurement! Puis, de violentes pensées  négatives prennent le dessus:  » Personne ne comprend ma souffrance. Maintenant, comment vais-je m’en sortir? Ma vie est foutue… »
Une véritable bataille des pensées s’organise au dessus de ma tête. C’est un vrai combat. Impossible de me confier en Dieu! Contre toute attente, je décide alors de poursuivre le sevrage.
J’ai beaucoup pleuré, prié, imploré Dieu de me venir en aide, supplié Jésus de m’accompagner dans ce parcours du combattant… Je savais que sans Lui rien n’était possible, mais avec Lui, tout était possible!  Jour après jour, Il a travaillé dans mon corps, mon âme et mon esprit. Deux mois plus tard, j’étais totalement sevrée. Je n’ai plus jamais eu recours aux médicaments et ce fut un des grands miracles de Dieu dans ma vie!
 
« Fortifie-toi et prends courage. Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Eternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras  » (Josué 1:9).
Elisabeth P.